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日志


12月30日

la géographie et la femme

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HUMOUR 
 
 
Il s'agit d'abord de trouver une femme dans la MOSELLE et s'en faire une ALLIER, s'assurer qu'elle est SEINE et bien en CHER, voire GIRONDE, un beau petit LOT quoi!
 
Lorsque l'on sent son EURE venue, on commence par lui caresser le HAUT-RHIN puis on descend vers le BAS-RHIN.
On contourne alors L 'AISNE pour entrer dans la CREUSE.
Là, ça se CORSE, on trouve quelque chose de bien DOUBS.
Écoutez SAVOIE frémir... 

ESSONNE glas de ses réticences! Sans perdre le NORD, et pour gagner ce PARIS, on attend que ça VIENNE et si on ne se débrouille pas comme AIN MANCHE, on peut entrer en GARD et y rester jusqu'à L 'AUBE.

En SOMME, il ne s'agit PAS -DE-CALAIS et de ne pas s'endormir comme un LOIRE pour être un HERAULT et la faire rugir comme une L 'YONNE!
 
(trouvé dans blog d'une amie) http://yolandemaquaire.spaces.live.com/
12月23日

A tous

 
 
 

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Image hébérgée par hiboox.comQui veut prendre une coupe avec moi ?

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PASSEZ TOUS, AMINAUTES, BLOGGYPOTES, DE BONS MOMENTS AVEC VOS PROCHES, OU AVEC VOS POTES. On ne dit jamais assez, à ceux qui comptent pour nous, qu'on les aime !

12月22日

fait divers

 

Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps.
Comment va la vie ? Il y a des endroits,
Elle vaut dix dollars, combien je te dois?
Comment va l'amour ? Il joue les absents.
Demande aux vautours de gagner du temps.
Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps.

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Après bien des années d'errance
Et de silence embarrassé
Des hommes n'ont toujours pas de nationalité.
Comment parler de non-violence
A un amour qu'on a violé ?
La dignité n'est pas votre spécialité.

Comment va la guerre ? Elle va comme elle va !
Elle est planétaire, on se reverra.
Comment va la banque ? La banque surnage.
Pour les grands requins, y a pas de naufrage.
Comment va la mort ? Record absolu.
Toujours très discrète, je n'en sais pas plus.
Comment va la guerre ? Elle va comme elle va !
Elle est planétaire, on se reverra.
Elle est planétaire, on se reverra.

Après bien des années d'errance
Et de silence embarrassé
Des hommes n'ont toujours pas de nationalité.
Comment parler de non-violence
A un amour qu'on a violé ?
La dignité n'est pas votre spécialité.

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Je ne veux plus gueuler: " Comment va le monde ? "
Et qu'on me réponde: " Il va comme il va ".
Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière
Sur ces cinq colonnes dans les faits divers.
Comment va l'amour quand il vous a vu ?
A fait demi-tour, on n'en parle plus !
Je ne veux plus gueuler: " Comment va le monde ? "
Et qu'on me réponde: " Il va comme il va ".

Après bien des années d'errance
De populations déplacées,
La solitude n'a pas de nationalité.
Il faudrait casser ce silence,
Vous l'avez mal interprété.

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La dignité n'est pas votre spécialité.

Comment va le monde ? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps.
Comment va l'amour ? Il joue les absents.
Demande aux vautours de gagner du temps.
Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière
Sur ces cinq colonnes dans les faits divers.

 

Bernard Lavilliers

 

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12月20日

Aragon

Il n'y a pas d'amour heureux
 

Rien n'est jamais acquis à l'homme

Ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur

Et quand il croit ouvrir ses bras

Son ombre est celle d'une croix

Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie

Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux.

 

Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes

Qu'on avait habillés pour un autre destin

A quoi peut leur servir de se lever le matin

Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés, incertains

Dites ces mots : Ma vie. Et retenez vos larmes,

Il n'y a pas d'amour heureux. 

 

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure,

Je te porte en moi comme un oiseau blessé

Et ceux-là, sans savoir, nous regardent passer

Répétant après moi les mots que j'ai tressés

Et qui, pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux.

 

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard

Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson

Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson

Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson

Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux.

 

Aragon

 

 

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12月16日

poême de Verlaine

 
Mon rêve familier 
 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,

Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

 

Car elle me comprend, et mon coeur transparent

Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

Est -elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.

Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore

Comme ceux des aimés que la Vie exila.

 

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Verlaine.

 

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"Erotic VI by kblovsk"

12月13日

l'horizon

 

 

L'horizon

Je ne voudrais pour horizon
Que ta tendresse et ton visage
Mais tu me dis que l’horizon
Il est par-delà les nuages
Qu’il n’est pas toi, qu’il n’est pas nous
Qu’il se nourrit du temps qui passe
De donner jamais ne se lasse

Jour après jour, à toi, à nous
Eclairs de joies, manteaux de peines
Désespérance ou bonheur fou
Matins-lumière ou nuits sereines,
Il est à prendre ainsi, c’est tout....

Oui mais si cet horizon-là
Devient plus bleu avec tes yeux
Oui mais si cet horizon-là
Devient plus beau quand je te vois ?

Il n’est pas toi, il n’est pas nous
A lui seul, il est notre tout
Il est ma vie et puis la tienne
Toi qui fais front joyeusement
Moi qui m’en vais clopin-clopant...
Mais ta vie colore la mienne
Tu es accueil, tu es chaleur,
Plénitude infinie du coeur.

Donc, même si tu cries casse-cou,
Que j’aie de toi peu ou beaucoup
Du mot « amour » écartelé :
Ronde toujours recommencée...
...Je danserai si bon me semble
En regardant ce paysage
Qui me ramène à ton visage
Lorsque sa douceur te ressemble
Elle m’aide à mieux tenir debout
Elle m’aide à triompher de tout.

Orangelle

 

 

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12月11日

la comédie de la vie

 

    LA COMEDIE DE LA VIE

 

Ecrasée par les douleurs et les peines

Son âme pleure et son coeur saigne.
Mais que doit-elle faire,
Pour survivre dans cet enfer ?

Perdue dans ce monde féroce,
Elle trouve encore la force
Chaque jour, de se mettre en scène
Et de jouer son rôle de comédienne...

A-t-elle vraiment le choix aujourd'hui...
Dans ce monde où règne l'hypocrisie...
Où sont la gentillesse et la sensibilité ?
Tout ce qui fait sa personnalité...

La comédie de cette vie...
Le drame de ses nuits...
Elle ne peut faire voir ses faiblesses
Mais seule, elle montre sa détresse.

 vu sur site www.art-poemes.com  

 

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12月6日

coucou

  
 
BONJOUR
 
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A TOUS MES AMINAUTES, BLOGGYPOTES...
 
 
 

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Merci à Florence-Amarylis pour ce gif-cadeau.

12月5日

Un peu d'Histoire 4

 
 
LE PREMIER CAMP DE CONCENTRATION ETAIT FRANCAIS.
 
C'était en février 1939, ils sont arrivés d'Espagne avec femmes et enfants, terrassés par le froid et la faim, ils ont traversé les Pyrénées à pied dans la neige, s'enroulant dans des couvertures.
 
En France, on ne les attendait pas, où les mettre ? On les a parqués sur une Plage d'Argelès-sur-Mer, à côté des marais, avec d'un côté la mer et de l'autre... des fils barbelés. C'était le 1er camp de concentration...
Rien à boire... que l'eau saumâtre des marais (beaucoup en furent malades), rien à manger, rien pour se réchauffer... à part quelques cabanes en planches qui les protégaient un peu du vent violent et froid, vent chargé de sable qui venait leur fouetter les jambes et le visage.
Beaucoup sont morts de froid, de faim, de soif.
  
C'est en hommage pour "Oscar", et son père qui fut dans ce camp, que je me permets de faire ces 4 pages d'Histoire.
Parfois, dans des cas comme ça, on a honte d'être français...
Je ne peux rien y changer Oscar, juste transmettre... pour que les jeunes générations n'oublient pas.
"Perdre la mémoire, c'est en bonne partie perdre la vie".
 
 

LA RETIRADA

 

 

Quand vous êtes arrivés

Ils n' vous attendaient pas

Ils auraient préféré

Vous voir rester là-bas.

 

 

Ils vous ont rassemblés 

Sans abri sur la plage

Derrièr’ des barbelés

Tout près des marécages.

 

 

C’était en février

Mill’ neuf cent trente neuf

Il valait pas bézef

Ce monsieur Daladier.

 

 

La pluie glace l’espoir

Le froid mord et vous pique

Et l’eau saumâtre à boire

Qui vous fout la colique.

 

 

Loin des siens le moral

Sombre, les jours défilent

Et les plaies guériss’nt mal

Quand on est en exil.

 

 

C’était y a soixante ans

Ici en Roussillon

Ca s’appelait comment ?

Camp de concentration.

 

 

C’est aujourd’hui papa

Tes quatre-vingts printemps

On est tous avec toi

Espagnols catalans.

 

 

 © Charles Farreny 30-3-2000

 

 

 http://histoireespagne.spaces.live.com/ 

 

 
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le camp d'Argelès.

12月4日

Un peu d'Histoire 3

 
 

LA REPUBLIQUE XENOPHOBE (1939)... La F.

 REFUGIES REPUBLICAINS ESPAGNOLS

Mythe de la solidarité républicaine.

            Les républicains espagnols, fuyant la dictature franquiste, s'attendaient à être reçus avec une certaine compréhension par la République française.

            La République a d'abord créé pour eux des camps d'internement, mais finalement la solution la plus simple était de les livrer à l'Espagne franquiste.
            Marx Dormoy, ministre de l'intérieur du Front Populaire après Roger Salengro, et ensuite par alternance avec Albert Sarraut jusqu'en 1939, est le maître d'œuvre de cette solution.


Circulaire du 27 septembre 1937 :

            " Parmi les réfugiés arrivés sur notre territoire après les évènements d'Espagne et qui sont hébergés actuellement aux frais de la collectivité publique, se trouvent de nombreux hommes valides en état de travailler. Il n'est pas possible pour le gouvernement d'entretenir sur les deniers publics cette catégorie de personnes, les sommes restreintes consacrées à l'hébergement des réfugiés devant être affectées par priorité, pour des raisons élémentaires d'humanité, aux vieillards, femmes et enfants.
          D'autre part, il ne saurait être question d'autoriser ces réfugiés à travailler en France. Cette solution aurait, en effet, l'inconvénient de soumettre la main d'œuvre nationale à une concurrence inadmissible et de stabiliser une situation qui doit rester purement temporaire. Dans ces conditions, et pour remédier au danger que présenterait la présence sur notre sol d'hommes jeunes, sans ressources et sans travail, j'ai décidé de les mettre en demeure de quitter notre territoire.
             En conséquence, vous voudrez bien inviter ces étrangers à choisir le point de la frontière d'Espagne par lequel ils désirent quitter la France. "


            Malgré nos républicains français, généreux défenseurs du travailleur français contre l'étranger qui vient voler notre pain, les réfugiés espagnols se sont accrochés à leur terre d'asile. Alors, la République décide de les exploiter.


             La directive du Ministre de l'intérieur aux préfets, datée du 3 septembre 1939 est explicite :

           " Les dispositions prises en raison des circonstances actuelles ont fait apparaître, dans certaines régions de notre territoire, des besoins nouveaux de main d'œuvre agricole.
            A la demande de M. le Ministre de l'Agriculture il a été décidé, en conséquence, d'utiliser, à titre exceptionnel et provisoire, les ouvriers agricoles espagnols réfugiés, actuellement hébergés dans les formations d'accueil.
            Toutefois, un premier prélèvement doit être effectué par les Services du Ministère du Travail pour les besoins de l'industrie (ouvriers métallurgistes, manœuvres spécialisés, ouvriers sucriers et distillateurs), et un second par l'Autorité militaire, pour l'organisation d'équipes de travailleurs.
            C'est seulement parmi les réfugiés restés dans les camps ou non inscrits sur ces deux premières listes que seront choisis les travailleurs agricoles.
            M. le Ministre du Travail se propose de concentrer, dans diverses formations, certaines catégories de travailleurs spécialisés ; ces transferts seraient effectués par les soins du Général Ménard, chargé de la coordination des Services intéressant les réfugiés espagnols.
            Les ouvriers recrutés seront envoyés sur les départements demandeurs, puis dispersés dans le département selon les besoins, par équipes de travailleurs. Ces Espagnols seront considérés comme des prestataires et non pas comme des travailleurs libres. Il en résulte qu'ils devront être hébergés collectivement par les soins des Mairies. Ils seront nourris par les employeurs et recevront de ces derniers, non pas un salaire, mais une indemnité de 5 francs par jour.  Les travaux terminés dans une commune, l'équipe sera mise à la disposition d'une commune voisine, etc...(...)
          Une surveillance attentive de ces étrangers sera effectuée par les services locaux de police et de gendarmerie. Il conviendra notamment de s'assurer chaque soir qu'aucune évasion ne s'est produite.
      Tout réfugié qui, par sa conduite, son incapacité ou sa mauvaise volonté, se serait révélé indésirable, sera reconduit immédiatement dans une formation d'hébergement collectif. "


            Il faut admirer le langage : un camp de concentration français est une " formation " : " formation d'hébergement collectif " ou " formation d'accueil ". En France, on n'interne pas les étrangers dans des camps, on les " concentre dans des formations ".
Le travailleur forcé n'est bien sûr pas un travailleur libre ; mais c'est un " prestataire ".

           Derrière cette directive, qui sent la xénophobie et l'exploitation de la détresse à plein nez, il y a trois ministres du gouvernement Daladier.

Edouard Daladier signera les accords de Munich avec Hitler. Après la guerre et jusqu'en 1958, il présidera le Rassemblement des gauches républicaines.

Pour en savoir plus : La République xénophobe. Pierre-Jean Deschodt, François Huguenin. Editions JC Lattès 2001, p 147, 193, 355.

  

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Arrivée à Argelès-Sur-Mer des réfugiés espagnols, des civils avec femmes et enfants, en plein hiver 1939.

Un peu d'Histoire 2

 

DE L’ANTIFRANQUISME EN ESPAGNE

A LA RESISTANCE EN FRANCE - 1936 – 1945

Nous sommes en 2006 et, pour la 70ème fois, nous célébrons « 36 ». « 36 » comme on dit « 89 », comme on disait « 17 », sans préciser le siècle, comme pour le début d’une ère nouvelle et, pour « 36 », comme un instant fugace, éphémère, d’un bonheur jamais vraiment retrouvé depuis… Car en 36 on crut le bonheur gagné, par les urnes, grâce à la coalition des forces de gauche, grâce aussi à un exceptionnel mouvement social. Dans la foulée de la victoire de Mai, le gouvernement socialo radical, dirigé par Léon BLUM, avec l’appui (mais sans participation) du parti communiste, impose au patronat des réformes quasi mythiques : les 40 H., les deux semaines de congés payés, l’augmentation des salaires, des mesures de protection sociale, un statut du fermage et du métayage, la création d’activités d’éducation populaire, etc.… Du jamais vu, ni en France, ni en Europe, en dehors de l’URSS et encore… C’était le « FRONT POPULAIRE ».

N'oublions pas que c'est grâce à la lutte de la "classe ouvrière" en mai 1936, en France, et à la mort de beaucoup, que nous avons eu le 1er mai chômé et payé, les congés payés, les 40 H hebdomadaires, la Sécurité Sociale.

Aujourd'hui, sachons garder nos acquits dûrement gagnés...

Les plus jeunes à l’avoir vécu ont entre 80 et 90 ans ; les générations ultérieures y ont vu un « âge d’or », à faire renaître pour les uns, à éradiquer à tout prix pour d’autres, fût-ce au prix de la trahison. Cette « idée de bonheur nouvelle en Europe » pour paraphraser Saint Just, - l’idée d’un « Front populaire », plus large que le « Front de classe » qui avait prévalu  - cette idée était apparue à la faveur des ravages de la Crise de 1929, avec ses dizaines de millions de chômeurs et la montée des fascismes qui rassurait les possédants.

Jusque là – et en particulier en Allemagne et en France – un lourd contentieux avait opposé les partis ouvriers restés dans la IIe  Internationale (celle qui avait soutenu la boucherie de 14-18), et ceux qui avaient rejoint la IIIe  Internationale, celle de la Révolution bolchevique de LENINE.

Des affrontements, parfois sanglants, étaient nés de ce contentieux : en Allemagne, s’avait été un ministre de l’intérieur social-démocrate qui avait réprimé la révolution Spartakiste, en 1919, et fait assassiner, par les Corps Francs, Rosa LUXEMBOURG et Karl LIEBKNECHT, ses leaders. Treize ans seulement plus tard, en 1932, c’est ce même sang qui empêche de faire front contre la résistible ascension de « M. le Chancelier Adolf HITLER » ; et s’en est vite fini de la République de Weimar : un mois après la prise du pouvoir, dès Mars 33, les libertés publiques sont supprimées et les opposants internés dans les premiers camps de concentration suivront ensuite les « races inférieures » et les « bouches inutiles », jusqu’en Mai 1945.

Hors d’Allemagne, le fascisme, ou ses variantes, domine l’Italie (depuis 1922), le Portugal, la Pologne, la Roumanie, les Balkans. Il a aussi ses admirateurs dans de vieilles démocraties, en France, en Angleterre, en Belgique, en Suisse…

Le 6 février 1934, l’extrême droite échoue à Paris dans une tentative de coup d’Etat contre la « Gueuse » et c’est dans la riposte républicaine immédiate que l’idée et l’expression de « Front Populaire » naissent et qu’un programme de gouvernement se construit.

En février 1936, c’est d’abord en Espagne que ce concept sort vainqueur des urnes : le « Frente Popular » est un front large, avec ses forces et ses fissures, qui veut sortir le pays de son arriération féodale, cléricale et centralisatrice.

Sur les 500.000 Km² du pays (9/10ème de la France) vivent 24 millions d’habitants, dont 12 d’illettrés, 8 de pauvres, 2 de paysans sans aucune terre ; 0,1 % de cette population (20.000 personnes) règnent sur la moitié des terres ! Au sud ou vers le Portugal, certaines propriétés ont la taille d’une province. Pour corseter le pays et y maintenir cet ordre, il y a l’Eglise catholique et l’armée recrutées justement dans les familles de ces possédants ; le système est fermé, homogène : 5000 couvents, 110.000 prêtres, moines ou religieux, 800 généraux (1 pour 100 hommes), 1 officier pour 6 hommes. Sans compter police et justice.

Depuis 1931 et le départ du roi Alphonse XIII, sixième Bourbon d’Espagne, le pays est une République (la deuxième) issue des urnes – mais administrée par la droite : c’est elle qui avait fait, en octobre 1934, réprimer par l’armée 35.000 mineurs des Asturies en grève. Le Président ALCALA ZAMORA, qualifie de « Sauveur de la Nation » ce  « GALLIFET » espagnol plein de talent et qui a tant fait « merveille » (5.000 tués, 3.000 blessés, 4.500 emprisonnés). Dix ans plus tôt, au Rif espagnol du Maroc, ce général avait déjà fait ses preuves contre ABD el KRIM et trouvé aide et soutien, côté Maroc français, en la personne d’un général nommé PETAIN… Lui-même donc, promis à un brillant avenir, s’appelait Francisco FRANCO…

Cela fait, la répression sauvage ne donne ni travail aux 650.000 chômeurs, ni terres aux ouvriers agricoles. Beaucoup émigrent, en France notamment, car on y manque de bras…

En Février 36 donc, élection des députés aux Cortés qui opposent le « Frente Popular » et le « Frente Nacional » amnistie pour les mineurs, Paix, Pain, Libertés » contre « Espagne Nouvelle, Une, Grande ». La loi électorale favorise la gauche : avec 4 millions de voix (52 %), elle obtient 70 % des députés. Pour la première fois, les anarchistes ont appelé à voter et fait pencher la balance !... Mais, en fait, l’Espagne reste en équilibre, en équilibre instable, tributaire d’une alliance plus ou moins solide.

En attendant, les premières décisions font sortir de prison les mineurs de 34, augmentent les salaires, légalisent les occupations de terres non cultivées par les paysans qui réclament la réforme agraire. Des grèves spontanées éclatent, avec des destructions de symboles de l’oppression comme les églises…

Comme l’été 89 en France, le printemps 36 espagnol engendre la « Grande Peur » des possédants, des privilégiés de toujours, qui ne voient plus de salut que dans l’armée. D’autant que – de notoriété publique -  celle-ci complote et en toute impunité. Au sein même du nouveau gouvernement, certains  craignent que n’éclate une vraie révolution, une révolution sociale…

Et le 18 juillet 1936 le signal du « pronunciamiento » éclate depuis le Maroc espagnol, lancé par FRANCO : « Dans toute l’Espagne, le ciel est sans nuages ». Immédiatement, 80 % des cadres de l’armée de terre se rallient au putsch.

La guerre civile commence en Espagne, et ne cessera que le 31 mars 1939.

Donc à l’Ouest, les démocraties pratiquent « l’Apaisement » : HITLER réarme son pays (en violation du Traité de Versailles), il réoccupe militairement la Rhénanie, aucune sanction réelle… Il annexera en 1938, l’Autriche puis dépècera la Tchécoslovaquie (par le traité de Munich), l’Angleterre encourage, la France suit. Côté MUSSOLINI, on envahit impunément la Libye puis l’Ethiopie (seul Etat africain indépendant) : Addis-Abeba tombe en mai 1936. Viendra ensuite l’Albanie.

Cette invasion galopante est évidente pour qui observe une carte d’Europe : mais pour qui ne veut pas l’observer ? Car cette cécité, c’est étonnamment et tristement aussi celle du gouvernement de Léon BLUM en France et elle ne survient que deux mois après sa prise de fonctions. Ce qu’avait annoncé HITLER, dès 1923 dans « Mein Kampf » ("Mon Combat"), se réalise point par point –et avec les feux verts anglais et français ! Le Général de GAULLE écrira : « Même les rois de France n’auraient pas commis cette erreur ! »

Ceux qui vont tenter de secourir la République espagnole ce sont donc ceux en Europe que les fascistes persécutent ou exilent et, en France, c’est la « France d’en bas », (les ouvriers) comme on ne disait pas alors

ESPAGNOLS ET HEROS FRANCAIS

De 1936 à 1939, les espagnols ont fait de la résistance contre la dictature de Franco. Ensuite, en 1940 lors de la guerre en France, beaucoup d'entre eux sont devenus des "instructeurs" lors de la résistance française.

 Je dois rappeler d'autres oublis de la majorité silencieuse française : les républicains espagnols fournirent un gros contingent étranger aux FFL ; bien qu'ayant été parqués en 1939 dans les camps de concentration français d'Argelès, de Saint-Cyprien, de Gurs, plusieurs centaines étaient à Bir Hakeim puis libérèrent Paris avec la 2e DB de Leclerc dont les premiers chars arrivés en 1944 à l'Hôtel de ville s'appelaient «Brunete», «Guadalajara», «Teruel», «Belchite», etc. Leurs officiers et soldats parlaient tous la langue de Cervantès, sacrés «Espingaux» (espagnols) dont aucune plaque parisienne ne mentionne les noms ni les faits d'armes.

De plus, je voulais rappeler les 88 000 étrangers engagés volontaires, raz-de-marée dont feu Blaise Cendrars, qui raconte dans la Main coupée avoir signé avec Riccioto Canudo un «Appel à l'engagement pour la France» puis s'être engagé dans la Légion étrangère ; il y raconte aussi comment certains officiers français les traitèrent publiquement de «racaille internationale», de «fortes têtes» alors que beaucoup ne revinrent pas ou alors mutilés comme lui le fut, ayant été amputé du bras droit.

Mon propos n'est pas de dénigrer ni le film Indigènes, ni mon pays lointain en tant qu'ultramarin, mais de veiller à dissiper les chapes de silence et d'oubli qui semblent encore peser sur l'histoire contemporaine de la France, d'appeler à la réhabilitation de tous ces étrangers aimant la France jusqu'au sacrifice, qui l'ont prouvé, et que notre pays s'est empressé d'oublier.

 LIBERATION DU Mardi 10 octobre 2006

Courrier de : Hugues Henri

 

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Un peu d'histoire 1

REPUBLICAINS ESPAGNOLS

Avril 1931 :

Victoire des Républicains aux élections municipales. Le roi Alphonse XIII part pour l’exil. La République est proclamée.

Février 1936 :

Elections aux Cortes (Parlement). Victoire du Front Populaire.

18 Juillet 1936 :

Coup d’état du général Franco. Les Républicains résistent.

La guerre civile commence. Elle prendra fin le 28 février 1939 avec la chute de Madrid.

Les Républicains sont vaincus.

Janvier 1939, c’est la retraite "LA RETIRADA":

Devant l’avancée des troupes franquistes, harcelés sous les bombardements incessants de l’aviation allemande et nationaliste, les Républicains espagnols, civils et militaires, affluent à la frontière pyrénéenne, alors fermée par les autorités françaises. Le 26 janvier, la chute de la Catalogne provoque un exode encore plus massif. Le gouvernement français est contraint de revoir sa position.

Environ cinq cent mille espagnols passeront la frontière.

Les civils, femmes, enfants, vieillards sont pris en charge à leur arrivée, et répartis sur tout le territoire, en fonction des disponibilités et des bonnes volontés locales. Le département d’Ille-et-Vilaine ouvre six centres d’hébergement. Quant aux combattants, rien n’est prévu pour les accueillir. Escortés par les services d’ordre, ils sont acheminés vers les plages clôturées d’Argelès sur Mer et de Saint Cyprien. Ils restent là plusieurs mois. A maintes reprises, les autorités françaises les incitent à un retour en Espagne. Face à la menace de guerre contre l’Allemagne, d’indésirables, les réfugiés espagnols deviennent indispensables. Placés sous autorité militaire, des milliers sont enrôlés dans des Compagnies de Travailleurs Étrangers, réparties sur toute la France, afin d’y effectuer des travaux de fortification. Lors de l’invasion allemande, nombre d’entre eux sont faits prisonniers. Les Républicains espagnols sont les premiers déportés du territoire français : 7288 seront envoyés à Mauthausen, 4676 n’en reviendront pas. Les Compagnies de Travailleurs, sous l’autorité de Vichy, sont livrées aux allemands pour construire le mur de l’Atlantique. Conduits vers la zone occupée, les Espagnols travaillent à la construction des bases sous-marines de La  Pallice, Lorient, Brest. Beaucoup doivent embarquer à Saint-Malo ou Cherbourg, pour les îles anglo-normandes. L’une d’elles, Aurigny, rattachée administrativement au camp de Neuengamme, verra travailleurs forcés et déportés espagnols, mourir sous le joug nazi.

Fidèles à leur engagement anti-fasciste, les Républicains espagnols participent activement à la Résistance et à la Libération de la France. Les guérilleros seront de toutes les batailles. Intégrés dans des organisations françaises de résistance, les F.F.I – F.T.P, conduites à Rennes par leur capitaine Pedro Flores, multiplient les actions contre l’occupant. Neuf d’entre eux sont fusillés le 8 juin 1944 à la caserne du Colombier. Une soixantaine de résistants espagnols arrêtés en Ille et Vilaine sont déportés dans les camps nazis. A la Libération, plusieurs poursuivent le combat contre la dictature franquiste.

Textes de Gabrielle LEBER-GARCIA et Mariano OTERO

 www.liberation.rennes.fr

 

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photo "collection personnelle de J. Morvan San Geroteo".

12月1日

lutte contre le sida

 
JOURNEE MONDIALE
 

DERNIER SOURIRE

Sentir ton corps,
Tout ton être qui se tord
Souriant de douleur
Sentir ton heure
Poindre au cœur
D'une chambre qui bannit le mot tendre
Sentir ta foi
Qui se dérobe
À chaque fois que tu sembles comprendre
Parles moi encore
Si tu t'endors
Si c'est ton souhait
Je peux t'accompagner
Qui te condamne
Au nom de qui ?
Mais qui s'acharne
À souffler tes bougies ?
Est-ce te mentir ?
Est-ce te trahir ?
Si je t'invente des lendemains qui chantent.
Vois-tu le noir de ce tunnel ?
Sais-tu l'espoir quand jaillit la lumière ?
Ton souvenir ne cessera jamais
De remuer le couteau dans ma plaie

 

Paroles : Mylène Farmer     

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Cependant, au cas où le mode d’emploi de vos préservatifs se serait envolé avec quelques autres feuilles d’automne, un petit rappel : le préservatif est à usage unique. Un seul par rapport, même si le rapport en question n’est pas allé à son terme, et jamais un sur l’autre, pour ne pas risquer de le faire craquer. On pince le bout et on déroule lentement sur le sexe en érection. Dernière recommandation : on se retire à la fin, en maintenant bien en place la base du préservatif, sans paresser indéfiniment dans la belle. Pour rester au chaud, remonter un peu la couette, même si cela est moins romantique, est définitivement plus prudent.

 

L'amour, chacun le vit à sa façon, mais chacun doit connaître les risques qui le concernent, afin de se protéger et de protéger les autres.

Lors des relations sexuelles, l'utilisation du préservatif est le seul moyen de protection efficace contre le sida et contre les maladies sexuellement transmissibles.

 

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